
LE TEMPS D'UN ETE
4ᵉ de couverture :
Été 1969
Dans un petit village du sud de la France, l’arrivée d’Annabelle la citadine et de ses deux filles, Lise et Élisabeth, vient rompre la tranquillité des villageois. Quel est le motif de cette soudaine installation ? Seule Annabelle en détient le secret et ne facilite pas la tâche de celles qui voudraient le découvrir. Une étrange disparition viendra tout bouleverser faisant naître amitié et solidarité. Au-delà de leurs différences, tous les personnages s’en trouveront à jamais transformés.
Histoire d’amour, jeux d’enfants, vacances et nature sauvage : Ce joli roman plein de charme dépeint la fresque tendre d’une vie passée, d’un moment suspendu dans le temps. L’auteur nous fait découvrir les arcanes d’une vie villageoise dont il faut posséder les clés pour pouvoir la partager.
Extraits :
Délicatement, les deux enfants retirèrent une par une les caisses de planches fines pour découvrir blottis les uns contre les autres une portée de cinq chatons qui devaient avoir tout au plus une semaine. Il y en avait deux gris, deux noirs et un roux. Lise s’émerveilla devant leurs petites têtes rondes sur lesquelles de minuscules oreilles pointaient déjà. Leurs petits yeux ouverts mais vitreux semblaient la regarder mais Daniel lui assura qu’ils n’y voyaient pas encore. Précautionneusement, elle avança son petit index pour les toucher, leur pelage était si doux, tellement soyeux qu’elle éprouva alors une émotion qu’elle n’avait jamais ressentie de toute sa petite vie d’enfant.
— Ça va, ils ne sont pas encore assez grands, ils ne sentiront rien ! affirma Daniel.
— Qu’est-ce que tu veux dire ? questionna Lise fronçant les sourcils, tout en continuant de caresser les nouveaux nés.
— Eh bé ! Il faut les noyer dans la rigole. Tu peux pas les garder, il y aura des chats partout sinon.
— Tu es… Tu es…
Lise ne trouvait pas de mot pour qualifier le garçon, celui qu’elle croyait être son ami. Tu es le diable ! Va-t’en ! lui cria-t-elle enfin.
— De toute façon maintenant que tu les as touchés, la mère va les changer de place, tu les retrouveras plus jamais ! lui répondit-il vexé par ce renvoi sans appel.
Lise se retrouva seule avec plaisir. Elle allait pouvoir rester avec les petits chats aussi longtemps qu’elle le voudrait. Finalement sa mère devait avoir raison lorsqu’elle disait que les gens de ce village étaient des sauvages.
****
Dès le début de l’après-midi, la nouvelle se répandit dans le village comme un raz-de-marée : La petite Pujol avait disparu ce matin ! Mariette jouait avec sa sœur Christine devant la porte de leur maison, Christine était rentrée chez elle quelques minutes pour boire un verre d’eau et quand elle était ressortie, Mariette n’était plus là ! Elle avait disparu ! Volatilisée ! Christine affolée était allée en courant retrouver sa mère qui faisait de l’herbe pour les lapins dans le champ de Pierret.
Abandonnant son sac de jute plein de luzerne, de salades sauvages, de laiterons et de pissenlits, la mère de Mariette était rentrée au village en courant. Christine, en pleurs, l’avait suivie tant bien que mal, la vue brouillée par les larmes, la respiration entrecoupée de sanglots.
Ensemble, elles s’étaient précipitées à la mairie : Monsieur Rivière saurait quoi faire !
Dans un premier temps, le maire avait fait prévenir Albert, le père de Mariette puis il avait téléphoné en personne aux gendarmes de Ginestas.
Dix minutes après, ils étaient là, impuissants ne sachant que faire. Alors, ils avaient commencé par interroger les parents puis les plus proches voisins puis petit à petit pratiquement tout le village mais personne n’avait vu Mariette.

Prix du roman : 17,00€
Prix du roman avec participation aux frais d’envoi par lettre verte suivie : 21€
Virement WERO accepté au 06 16 41 14 58
Lettre verte suivie : Jusqu’à 500 gr : 7,91€
Le roman existe aussi en deux tomes en version large vision pour les personnes mal voyantes.
A commander sur le site de l’éditeur au prix de 11,90€ le tome.