LES MESAVENTURES DE COLIN BRUNEL

4ᵉ couv :
«Émerveillé, Colin laissa son regard se poser plus attentivement sur l’immensité qui s’étendait devant lui. Le panorama était grandiose. Au pied de l’Alaric, les villages épars se signalaient par leurs ombres irrégulières. »
Afin de relever un incroyable défi, Colin Brunel, jeune adolescent, quitte son village natal de Lagrasse pour entamer un voyage semé d’embûches dans l’Aude du XVIIe siècle. Son périple le conduira des Corbières mystérieuses jusqu’aux embruns méditerranéens. Après avoir croisé Narbonne, il traversera le Minervois sur le canal Royal pour atteindre la majestueuse montagne d’Alaric et ses légendes intemporelles.
Tout au long de ses mésaventures, des personnages imaginaires ou ayant réellement existé se succéderont pour lui apporter de l’aide ou au contraire l’empêcher d’avancer dans sa quête. Cette belle balade à travers les villages de l’Aude et les paysages méditerranéens est l’occasion pour tout un chacun de redécouvrir l’Histoire véritable des hommes qui ont peuplé ce territoire.
Extraits :
Lorsque dans le lointain, le vallon s’embrasa, accompagnant ainsi le soleil jusqu’à ce que son dernier éclat s’éteigne, ce fut le signal du début des festivités. Une jeune paysanne s’avança vers le bûcher et la torche enflammée au bout de son bras tendu, elle alluma le brasier d’un geste nerveux. Ce grand feu, pont lumineux entre deux journées, symbolisait la lumière solaire et grâce à lui, l’obscurité ne serait pas ; sans cesse nourri de bois tendre, il brûlerait jusqu’aux premières lueurs de l’aube du jour nouveau. Les villageois rentreraient alors chez eux avec quelques tisons encore chauds, sensés les protéger de toutes sortes de calamités puis ils partiraient s’occuper de leurs bêtes et de leurs champs, épuisés mais pleinement heureux d’avoir passé une nuit de plaisir, oubliant pour un temps leurs dures conditions de vie.
****
Il était mal aisé de grimper jusqu’au château, car la végétation ne permettait pas de se dissimuler parfaitement. Oliviers, amandiers, chênes verts, genévriers cade, figuiers étaient clairsemés et les buissons de chênes kermès, de buis, de laurier-tin, de genêts bien trop bas.
La pente était raide, des éboulis de cailloux le faisaient trébucher, le bandage qui serrait ses côtes lui tenait très chaud alors quand il s’estima trop exposé à la vue, Colin fit une pause derrière deux cyprès jumeaux. Pendant qu’il se désaltérait, il repensa au but de cette démarche à priori aussi dangereuse que stupide. Il était sûr de trouver des brigands cachés jusqu’à la nuit dans ce repaire, attendant l’obscurité pour partir en chasse. Alors, il s’était dit qu’avec un peu de chance, il y retrouverait ses assaillants, car il reconnaîtrait aisément l’un d’entre eux. Il lui suffirait donc de les espionner discrètement et lorsqu’ils partiraient du château, il n’aurait plus qu’à récupérer la fiole que les voleurs auraient forcément laissée dans leur cachette. Tout paraissait tellement simple, il suffisait juste que ses agresseurs soient là et donc il allait monter au château pour le vérifier…
****
La comtesse paraissait enchantée de retrouver Colin, faisant elle-même les réponses aux questions qu’elle lui posait. Le jeune homme quant à lui était en fait plus effrayé par cette volumineuse personne que ravi et debout devant le lit, il n’osait ni parler, ni bouger.
« Mais approche donc, mon garçon ! Je ne vais pas te manger ! Et elle éclata d’un rire aigu. Regarde un peu ce que je t’ai amené ! »
Elle énuméra en les lui désignant les mets qu’elle avait choisis pour lui : potage de pigeonneaux lardés aux champignons, filet de chevreuil au poivre, portion de tourte à la crème d’amande, le tout accompagné d’un pichet de vin de Bourgogne.
Colin était affamé, il s’assit sur la chaise que lui présentait la comtesse et se mit à manger tout en essayant de le faire convenablement mais les ustensiles présentés ne lui servaient à rien alors, il but l’assiette de soupe puis se mit à manger avec ses doigts.
IPrix du roman : 17,00€
Prix du roman avec participation aux frais d’envoi par lettre verte suivie : 21€
Virement WERO accepté au 06 16 41 14 58
Lettre verte suivie : Jusqu’à 500 gr : 7,91€